Yo les jeunes!
Quoi de mieux pour vous remonter le moral pendant votre fin de semaine de F1 (on doit vous rappeler à toutes heures du jour et de la nuit à quel point “Montréal-la-plus-préférée- ville-de-F1-vibre-au-rythme-de-la-stratégie-d’arrêts-aux-puits-de Bernie-Ecclestone-pis-des-pneus-bridgestone-qui-sont- les-meilleurs-c’est-Torto-qui-l’a-dit-gnagnagna” alors qu’on s’en contre-cr$$ tous) qu’un message de votre blogueur favori… Chanceux, allez!
Vous serez heureux d’apprendre que le trajet de bus de 10 heures qui devait me conduire de Cordoba à Mendoza s’est transformé en perte de temps de 18 heures… Mais pourquoi-donc, me demandez-vous? Un bris mécanique? Une route bloquée par des cultivateurs en grève? Que neni, ç’eut été trop bolivien.
De la neige!
Hé oui, le maigre duvet blanc tombé sur un tronçon de la route nous força à attendre 4 heures dans un bled perdu pour par la suite contourner le bout de route concerné (d’une longueur de 40 kilomètres) et faire un détour de 4 heures à la place. Fascinant, quand même. Cerise sur le sunday: mon sac-à-dos, pourtant transporté dans une soûte à bagages, était, certainement signe d’une sombre blague du destin, complètement trempé à mon arrivée. Par chance, un gargantuesque steak et une demie-bouteille de vin eurent tôt fait de me réconcilier avec la vie quelques heures plus tard.
Mendoza est une ville magnifique. Ayant la chance de visiter pendant l’automne, j’ai été ébloui par les couleurs des immenses arbres centenaires qui la décorent dans ses moindres racoins. Des places (parcs) grandioses, du vin partout… difficile de ne pas aimer. J’ai profité de ma première journée pour visiter l’immense Parc San Martin à bicyclette. J’avais même entrepris la montée du Cerro Gloria, montagne surplombant la ville, mais, pourchassé par 3 gros chiens visiblement pas contents, je dû me résigner à faire demi-tour à mi-chemin pour profiter de la vitesse octroyée par la côte (je tiens beaucoup à ma séronégativité quand on parle de rage).
J’ai aussi eu la joie de faire, à Maipu, une petite localité en banlieue de la ville, la traditionnelle tournée des vignobles à bicyclette. Magnifique journée que celle-là, ponctuée de visites des installations, de dégustations des crûs locaux et de conduite aux facultés (légèrement) affaiblies. J’ai été particulièrement séduit par une petit vignoble (http://www.elcerno.com.ar) famillial, magnifique, où j’eu droit (j’étais seul!) à une charmante et personnalisée visite guidée des lieux par la fille même du propriétaire. J’ai tellement aimé que j’ai fait la folie de me porter acquéreur d’une bouteille plutôt dispendieuse… (Au fait, appel à tous: avec les nouvelles normes de sécurité concernant les liquides à bord des avions, y aurait-il un moyen pour moi de faire monter avec moi, dans le compartiment passager, ma douce bouteille plutôt que de l’envoyer à la soute à bagage? Le risque qu’elle se casse me semble non-négligeable et je dois avouer que ça me briserait le coeur. Sinon, quelles options s’offrent à moi? Merci de m’aider!)
Dimanche dernier, j`ai finalement quitté Mendoza pour Bariloche, avec l`espoir fou de pouvoir réaliser mon rêve de faire du snowboard en juin. Déception (un peu anticipée) à mon arrivée, alors que l`on me confirme que l`ouverture du Cerro Cathédral, superbe montagne de ski à quelques minutes de la ville, ne se fera pas avant le 16 juin. Arg. En plus, la météo annonçait de la pluie pour toute la semaine. Double-arg. Cependant, la vue de mon hôtel sur le lac Huapi, entouré de montagnes aux sommets saupourdrés de blanc, relativa rapidement ces déceptions. Malgré les aléas de la température, j`ai pu profiter des éclaircies pour visiter les Cerro Otto (trek de 4 heures pour descendres après une montée en téléphérique) et Cathédral (montée et descente en télésièges, pas de trekking là, c`était la tempête de neige au sommet!). J’ai rencontré deux jeunes Argentins en vacances de même qu’une Californienne et nous avons profité de notre nouvel avantage numérique et de la seule journée complètement ensoleillée pour louer une voiture et se rendre à San Martin de los Andes par la légendaire Ruta de los Siete Lagos. Cette dernière, une simple route de terre, se faufile entre les montagnes enneigées, longe des magnifiques lacs et permet d’admirer des panoramas à couper le souffle. Seule ombre au tableau: mes compagnons de voyage qui voulaient qu’on arrête aux 15 minutes pour prendres des photos… Gossant à la longue, je dois dire.
J’ai aussi profité de mon passage à Bariloche, reconnue pour ses mille chocolateries, pour faire le plein de cacao. Inspiré par le look “chalet de bois rond” des immeubles de la ville, je me suis même préparé une fondue suisse maison avec des fromages locaux. C’était délicieux, mais je dois avouer que c’est plutôt triste à manger quand on est seul… On s’en fera une à mon retour, ce sera plus gai!
Je quitte pour Puerto Madryn vers 18 heures ce soir dans le but d’aller voir des bébêtes dans le Parc National de la Peninsula Valdes. Les baleines australes y sont arrivées depuis quelques semaines, je devrais donc en voir quelques unes. J’essayerais de mettre des photos quand j’aurais le temps. Après: retour à Buenos Aires pour une semaine avant de partir, histoire de décanter un peu et faire le plein d’activités culturelles.
Je dois quitter, mon bus part dans 45 minutes et je dois préparer mes trucs. Continuez à m’écrire et conseillez-moi pour la bouteille (et vite: je pars le 18 juin)!
Michel
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Pierre-Hoe a dit,
juin 15, 2008 @ 5:02
Heille bitch c quand que tu ramènes tes belles fesses au pays? Me semble qu’il faudrait fêter ton retour en grand!
Le draft est dans 1 semaine, j’espère que tu ménageras pas les efforts pour suivre les nouveaux espoirs que le CH va repêcher.
a+
Pay-Hoe