Ok. Il fallait que je me défoule.
Vous connaissez certainement les vins ASTICA, que l’on retrouve dans toute bonne SAQ à travers le Québec, la société d’état les achètant visiblement à la tonne. Généralement, ils sont prisés par les étudiants pour leur faible prix et leur qualité somme toute acceptable. Le fait est que je viens de trouver une bouteille d’ASTICA Sauvignon Blanc dans un supermarché banal, ici, à Còrdoba. Le prix?
6 pesos. Le prix canadien, si mon souvenir est bon, avoisine les 8$. Corrigez-moi si je me trompe.
Le taux de change actuel entre le dollar canadien et le peso argentin?
1$ CAN = 3,15 pesos.
Un rapide calcul nous apprend donc que la dite bouteille, payée à l’unité, au détail, dans un banal magasin local, coûte 1,90$ canadiens, ce qui représente 4,21 fois plus cher que le prix au détail canadien.
4,21 fois. 421%.
Il est raisonnable de croire que le pouvoir d’achat de la SAQ lui permet d’avoir un rabais substanciel sur le prix de détail de l’unité, ce qui laisse supposer que la marge de profit est encore plus grande que celle que j’ai pu observer.
421%.
D’accord, c’est bien que les profits de la vente d’alcool serve à financer l’état québécois. C’est même fort souhaitable, sachant que le vin est un produit de luxe qui s’adresse en général aux classes plus fortunées. Cependant, où tracer la limite du profit acceptable? Est-ce que de questionner cette pratique fait de moi un fanatique de la classe moyenne à la Mario Dumont (car on sait que les bourgeois, eux, importent eux-même leur vin anyway), un conservateur fini, un champion de la mondialisation? Le débat est lancé.
421%.
Pascal a dit,
juin 5, 2008 @ 2:51
Si mes calculs sont bons, ta bouteille d’Astica te couterait 5.12 au total à rapporter ici. Pas trop mal, tu sauves un peu d’argent.
En passant, les wings viennent tout juste de gagner la coupe et Zetterberg a reçu le Con Smyth.