Futból, cataratas y otras locuras

Je suis finalement allé voir une partie de la Ligua Argentina à la Bombonera, stade du célèbre Clubo Athletico Boca Juniors. Elle opposait les locaux à Racing, une équipe de l’autre côté de la rivière qui croupissait cette année dans les bas fonds de la Ligua A. L’atmosphère, malgré le peu d’importance relative de la partie, était incroyable. À l’entrée des joueurs, la sections des hardcore-fans, située du côté opposé au nôtre dans le stade, déploya une immense bannière (d’au moins 50 mètres par 30-40) alors que les acclamations entousiastes de la foule faisait littéralement trembler le stade. Des chants narguant les adversaires (Vos son de la B! Vos son de la B!) et encourageant la Boca, des plus simples aux plus complexes de plusieurs couplets, s’élevaient et enterraient les partisans de Racing isolés dans la section au dessus de la nôtre. J’avais peur qu’ils lancent des objet ou des fluides corporels au travers des grilles qui les séparaient de nous mais, finalement, je m’en tirai indemne. Malgré qu’elle n’avait pas habillé ses meilleurs joueurs (on les reposait pour le match retour au Mexique des quart de final de la Copa Libertadores) et que Racing menait 1-0 à la mi-temps, les recrues de Boca ont trouvé le moyen d’égaliser au milieu de la 2e demie et de finalement l’emporter 2-1 dans les temps supplémentaire grâce au but d’un jeune blondinet qui jouait son premier match professionel, finale digne des contes de fée pour ce dernier et du cauchemard pour Racing, qui voit à chaque défaite le spectre de se retrouver dans la division B devenir de plus en plus menaçant. Inutile de dire que le stade a explosé à ce moment. La sortie du stade se fit sans encombres, dans un calme relatif. Une touriste qui était avec moi a pris des vidéos de l’ambiance qui régnait dans notre section et a promis de me les envoyer. On verra!

J’ai quitté Buenos Aires ce dimanche pour Puerto Iguazu, un petit paradis tropical. J’y suis arrivé lundi à 8h30 au terme d’un voyage de 18 heures pendant lequel de l’eau, condensée par la machine à air climatisé située au-dessus de mon siège, m’est tombée dessus, goutte-à-goutte, presque continuellement. Calvaire, il y avait 60 places dans le bus et il fallait que ça tombe sur moi. Disons que ma première expérience des bus argentins “si confortable” n’a pas été des plus intéressante et que je ne prendrai plus jamais une des places au fond, des fois que le problème serait généralisé. Une chance que, pour une raison obscure, j’avais apporté mon imperméable avec moi à bord. 

Puerto Iguazu est, de loin, la petite ville tropicale la plus agréable qu’il m’ait été donné de visiter (il faut dire que les autres (quelques unes guatémaltèques et Rurrenabaque (Bolivie) que j’avais vues par le passé étaient plutôt crades). Jolie, bien entretenue et bien aménagée pour le tourisme international amené par les chutes, il fait bon s’y promener et se prélasser à l’ombrer pour y pratiquer le sport national, la sudation.

Je me suis trouvé un petit lit cheap quelque part à mon arrivée et j’ai tout de suite quitté pour le Parque Nacional Iguazu. Les chutes étaient magnifiques. J’y ai passé 5 bonnes heures à me promener dans le parc (moderne, superbement aménagé aussi… On s’éloigne vraiment du Guaté et de la Bolivie à ce niveau!) à les admirer et à regarder la nature de la forêt tropicale. Vraiment agréable. Je me suis même baigné dans la rivière au pied de quelques chutes, une saucette bienvenue vus les 30 degrés celsius ambiant, l’humidité étouffante et l’eau délicieusement fraîche. Par un hasard incroyable, c’était la pleine lune et il y avait des excursions spéciales pour aller les admirer de nuit mais, disons simplement que j’étais trop fatigué et que 5 heures me semblait suffisant pour assouvir mon appétit de chutes mensuel, pour ne pas dire annuel.

Anecdote intéressante, en terminant. Il y avait un petit bar dominicain crado situé en face de l’endroit où je demeurais à Buenos Aires où on avait l’habitude de terminer nos nuits en y faisant jouer des hit des années 80 dans le jukebox. L’endroit, digne d’un film de Quentin Tarantino où on se faisait gentiment offrir de la cocaïne dans les toilettes (inquiète-toi pas maman, c’était pas vraiment dangereux), était vraiment spécial, avec ses serveuses obèses dansant le meringue et la salsa à la moindre occasion avec le client audacieux. Toujours est-il que, 2 jours après mon départ, une descente policière (il y avait, parait-il, plus de 20 policiers) vint pour fermer le bar en raison de traffic de drogues. ¡Qué lastima! :)

Bon, je dois y aller. Next stop: Cordobá, après 23 heures de bus, CAMA, rien de moins. J’ai finalement décidé de laisser tomber Salta, ayant trop de choses à voir et trop peu de temps pour le faire. J’espère ne pas faire une trop grosse erreur, mais ça avait l’air de ressembler beaucoup à l’Altiplano bolivien et il faut dire que j’y suis demeuré pendant 2 mois il y a deux ans.

Continuez à m’écrire, ça fait toujours plaisir. Je vous promet une réponse personalisée!

Michel 

1 Réponse jusqu'à présent »

  1. 1

    Grand-maman Coco a dit,

    Mon cher Michel,

    Je pense à toi et lis avec intérêt tes péripéties de voyage. Je te félicite de ta réussite en médecine. Je suis fière de toi. soi prudent durant ton voyage.

    Je t’aime et je t’embrasse (ton oncle Charles rédige ce petit mot (Salut Michel, j’aime ton idée de blog…)).

    Au plaisir de te lire,
    XX Grand-Maman Coco


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