Photos et vidéos, 2e partie

Tel que promis, voici les photos de mes escaspades à Bariloche et Puerto Madryn. Enjoy!

Bariloche:

Cerro Otto:

Cerro Otto, jour nuageux, vue sur le lac Nahuel Huapi.

Cerro Cathedral:

Tempête de neige au sommet du Cerro Cathédral avec 2 Argentins.

Pub de Bariloche:

Bière artisanale dans un pub de Bariloche.

Alentours de Puerto Madryn (journée à bicyclette):

Otaries à Punto Loma, Puerto Madryn.

Chevaux au bord de la mer, Puerto Madryn.

Bicyclette à Puerto Madryn.

Coucher de soleil, Puerto Madryn.

Lever de soleil avec baleines, Puerto Madryn.

Lever de soleil avec baleines no2, Puerto Madryn (El Doradillo).

Reserva Nacional Valdes:

Baleine depuis le bateau, Reserva nacional Valdes, Puerto Madryn.

Baleines depuis bateau no2, Reserva Nacional Valdes.

Baleines depuis le bateau no3, Reserva nacional Valdes.

Bord de la mer, Reserva Nacional Valdes.

Vidéos:

Un Armadillo dans le Parque Nacional Valdes, Puerto Madyn:

Des otaries gueulant à Punta Loma, Puerto Madryn:

Des baleines depuis notre bateau, Reserva Nacional Valdes:

P.S.: Je rajouterai plus tard celles de mon escapade par la route des 7 lacs quand les gens avec qui j`y suis allé me les auront envoyé!

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Puerto Madryn, retour à BsAs, réflexions et fin

Pendant, que la Suisse faisait des yeux doux à Corey Locke (entendez-vous mon coeur qui se brise?), moi, j`arrivais à Puerto Madryn après un voyage de bus quasi sans encombres. Bon, la transmission du bus a sauté à mi-chemin et il a fallu transférer dans un autre, mais, surprenamment, le tout n´a pas eu de franches répercussions sur notre heure d´arrivée à destination; à peine 30 minutes de retard. Dès mon arrivée à l´auberge de jeunesse, je tentai de de “booker” pour le jour même une visite guidée de la Reserva Nacional Valdes, réserve faunique à quelques kilomètres de la ville jugée Patrimoine de l´Humanité par l´UNESCO et unique raison de ma visite à cet endroit. Malgré les efforts du gars à la réception, ce fut impossible (j´étais arrivé à 8h et les “tours” débutaient à 8h30). Ne me laissant pas abattre, rempli d´énergie de par mon sommeil somme toute réparateur de ma nuit sur le bus, je me décidai à louer une bicyclette et parti á l´aventure dans les alentours de la ville. Je voulais visiter deux lieux en particulier; la Punta Flecha, un mirador de baleines situé à 16 kilomètres au nord de la ville, de même que Punta Loma, un repaire à flanc de colline où se réunisse à tous les jours une colonie de près de cent otaries à près de 17 kilomètres au sud de la ville. Le hic, c´est que je devais me synchroniser avec l´heure des marées, devant être à Punta Flecha pour la marée haute (10h30) et à Punta Loma pour la marée basse (17h30) (ce que je réussi cependant sans difficulté, trouvant même le temps de faire une petite pause au milieu à l´hotel, juste à temps pour regarder le match France-Roumanie). S´en suivi une journée sous le signe de l´activité physique, avec ses 6 heures de bicyclette dans des chemins de gravelle sur plus de 65 kilomètres. Moi qui me l´était plutôt coulée douce depuis le début de mon voyage, ça changeait de de beat! Disons qu`à la fin de la journée, j´étais un peu fatigué. Suivant mon habitude depuis mon arrivée en Argentine, je me récompensai le soir même d´un immense plateau de fruits de mer accompagné d´une bouteille de blanc “maison”, un Chablis (quand la bouteille de blanc maison (10 pesos) est 5 pesos de moins que la moins cher des autres demi-bouteilles disponibles, il faudrait bien être fou de s´en passer!) vraiment excellent dans un charmant restaurant à deux pas de mon hôtel, annulant du même coup facilement toute dépense calorique qui avait pu être faite ce jour-lá.

La journée du lendemain fut consacrée à la visite de la Reserva. J´en ai profité pour faire la première croisière aux baleines de ma vie (situation, il faut le dire, gênante pour quelqu´un originaire de l´Est du Québec), et ce fut, je dois l´avouer, assez impressionnant que de voir ces monstres sous-marins plus gros que des autobus s´approcher à 2 mètres de notre embarcation…

Le reste de la journée fut cependant un peu décevant… Beaucoup de route (430 kilomètres) à faire pour voir peu de choses (un autre repaire à otaries, quelques guanacos (résidents de la steppe patagonienne de la famille des llamas et alpagas, ça goûte le boeuf, paraît-il), un armadillo audacieux fort sympathique (ces petites bêtes qui ressemblent à des fourmilliers et dont l`on fait des charango (mini-guitares) en Bolivie… ça goûte le porc, paraît-il) ainsi qu`une plage à éléphants de mer (je sais pas ce que ça goûte… la graisse de baleine, peut-être? :P ) où il n`y en avait en fait qu´un seul, loin, sommeillant au bord de la mer, visiblement aussi actif qu`un sénateur à Ottawa).

Le soir même, je pris un bus pour Buenos Aires, comptant profiter de mes derniers jours en Argentine pour décanter dans la capitale. Ce dernier voyage de bus, Guillaume sera certainement ravi de l´apprendre, me permis cette fois-ci de connaître les joies des bloqueos, ces routes bloquées par des manifestants en quête de moyens de pression potables. Cette fois-ci, c´était des conducteurs de camions qui manifestaient leur appui, me semble-t-il, aux cultivateurs en grêve depuis déjà quelques semaines. Hé bin. Le plus drôle dans tout ça c´est qu´avant d´acheter mon billet de bus, j´avais pris la peine de m´assurer que les routes que je m´apprêtais à prendre ne seraient pas bloquées. Cependant, loi de Murphy oblige, les camionneurs choisirent évidemment la nuit de mon départ pour y planter leurs piquets. Résultat: 5 heures de retard, ce qui n´est pas si mal vu mes antécédants.

 mon arrivée à Bariloche, j´ai terminé le dernier livre (La Plaisanterie, de Kundera) que je m´étais amené de la maison. Je l´ai dévoré en à peine 3 jours. Sa lecture me parû légère, agréable, voire douce en comparaison avec celle si rude, dure des Bienveillantes, comme une douche fraîche par un après-midi d´été à la chaleur et l´humidité étouffantes. Au delà de la forme, disons que les thèmes abordés dans La Plaisanterie (l´amour, la tradition, la philosophie, la musique, le pardon, l`amitié, etc.) diffèrent légèrement de ceux du Goncourt 2006 (meurtre, sadisme, inceste, viol, trahison, folie, etc.)! Ne vous méprénez pas, je ne dis pas que le livre n´est pas bon, au contraire! Disons simplement que sa lecture me parût plutôt exigeante. En tous cas. J`ai donc dû m`acheter un livre et j`ai finalement jeté mon dévolu sur To kill a mocking bird, de Harper Lee. J`avais déjà entendu parler de son adaptation cinématographique, un classique paraît-il, mais je n`avais jamais eu la chance ni de voir le film, ni de lire le livre. Quelle agréable surprise! Splendide roman, touchant, drôle, simplement écrit (un grand plus pour moi lorsqu`on parle de livres en anglais), il utilise la narration attachante d´une enfant pour traiter d`un sujet aussi sombre que le racisme et nous plonge littéralement dans la vie d´un petit village du sud des États-Unis dans les années 30, avec son langage, ses moeurs, son quotidien. Magnifique. Cependant, comme il me manque encore une centaine de pages avant de le terminer, je me garderai donc encore une certaine gêne, mais je dois dire que pour le moment, il s`agit du meilleur roman que j`ai lu depuis un bon bout de temps et me semble mériter pleinement son Pullitzer.

Me voilà donc de retour dans les fumées de muffler “pas-kyoto-pentoute” de la capitale. Hé oui, mon voyage tire déjà à sa fin. Plus que jours avant mon départ pour les chaleurs de Montréal. J`ai profité de ma fin de semaine pour vivre pleinement le nightlife porteño une dernière fois. Vendredi, après quelques pintes de stout anglaise dans un charmant pub, je me suis fais entraîné par un allemand cinglé dans une sorte de club de musique électronique underground (tout à fait moi) où il y avait, paraît-il, un DG italien qu´il connaissait pour danser jusqu`aux petites heures du matin alors que samedi, j`ai pu profiter d´un superbe concert de tango dans un entrepôt nowhere d´un groupe qui m´avait été chaudement recommendé par Noémie (merci!). Je me joins donc à elle pour passer le mot sur ce blogue et à mon tour fortement vous suggérer d`aller voir une prestation de ces talentueux jeunes musiciens si jamais vous passez par Buenos Aires un jour (http://www.fernandezfierro.com). En plus, il y a le match de qualifications pour le Mondial Argentine-Équateur ce soir et un groupe de gars ici sont en train de me convaincre de les accompagner au stade… On verra.

Bon. Je pars dans 3 jours. J´imagine que ce serait le moment tout choisi pour faire des bilans.

Que retiens-je donc de ce voyage? Mmm. Bonne question. C´est toujours intéressant de faire l´exercice…

#1. Voyager seul. Que dire? En effet, c`était ma première fois. Je dois dire que ce fut, pour plusieurs raison, pour moi une expérience intéressante. Tout ce qu´on en dit est vrai: pas de compromis, toujours faire ce que l´on a le goût, l´égoïsme pur, s´occuper de soi, penser, lire, être plus disponible aux rencontres… Cependant, et j´imagine que c´est différent pour chacun, je crois que je préfère, malgré tous les avantages énumérés précedemment, encore voyager à deux. Ça peut paraître un peu fleur bleue, mais c´est vrai, dans mon cas en tous cas, ce qu´on dit: que les meilleurs moments de notre vie sont encore ceux que l´on peut partager avec quelqu`un qu´on aime. (wow, ça, ça fait c´est beaucoup d´incises… Je profite de l´occasion pour m´excuser à vous tous, chers amis, pour cette facheuse habitude qui, je dois l´avouer, est mienne et qui, on le conçoit aisément, peut parfois se révéler agaçante, voire énervante à bien des égards, que celle de mettre partout, ou du moins assez souvent, des incises dans mes textes. :P Hahaha)

#2. Mon espagnol. Il est bon! Pas encore suffisament pour suivre un match de soccer à la radio (je doute qu´il le soit un jour!), mais assez tout de même pour suivre, comprendre et participer à la plupart des conversations que la vie peut nous apporter (ce qui n´inclut pas celle d`un groupe de 7 Chiliennes saoûles parlant de mode, mais je persiste à croire que c´est magré tout raisonnable) et survivre au castellano argentin… Je reviens donc au pays avec une plus grand confiance en mes moyens me promets de parler en espagnol avec tous mes patients hispanophones et d´apprendre la terminologie médicale. Au fait, à Bariloche, je me suis porté acquéreur dans une librairie d`un petit livre appelé Ché Boludo!, sorte de guide-dictionnaire permettant au gringo intéressé de mieux comprendre le parler typique argentin. On y retrouve de tout, des proverbes aux insultes les plus originales, c´est vraiment drôle. J`ai donc passé mes deux dernières semaines à essayer d´insérer au sein des conversations quelques termes ou expressions tirés du livre, sous les regards ébahis de mes interlocuteurs argentins (ma préférée? “cerrado como un culo de muñeca”, littéralement “fermé comme un cul de poupée”). Beaucoup de plaisir, indeed! Au fait, si jamais l´un d´entre vous décide d´aller en Argentine, qu´il me le demande, je lui prêterai volontier: définitivement un must de lecture avant de partir en voyage!

#3. Ma carrière. Mes nombreux temps libres m´ont permis de penser beaucoup à ce que je voulais faire de ma vie. La conclusion est encore brouillon, certes, mais elle confirme mon intérêt pour la médecine familiale et j´entreprendrai en juin avec beaucoup d´enthousiasme ma résidence. Pour ce qui est de choisir entre une pratique plus standard ou bien de m´orienter vers une mini “spécialisation” en soins palliatifs, mon coeur balance encore, mais je compte bien profiter de ma résidence pour tirer tout ça au clair et je sais que, le moment venu, je prendrai la bonne décision. Serennité, je crois que c´est le mot qui décrit le mieux mon état d´esprit à ce niveau.

#4. Le voyage. Je crois que j´aborde, après ce troisième départ en Amérique Latine, le voyage avec plus de réalisme. Je m´explique: j´adore voyager, mais le fait de voyager m´a permis de comprendre que le voyage en soi ne m´apportera pas nécessaire plus de bonheur ou de meilleures occasions de me réaliser que le fait de rester chez soi, contrairement à cette conception un peu idéalisée que, comme tant de jeunes, j`en avais autrefois. Être loin de chez soi, je crois, m´a permis de réaliser à quel point Québec fait parti de moi. Je comprend aujourd´hui que j`aurais bien de la misère à quitter pour plusieurs années de suite à l´étranger… Partir pour mieux revenir, dit-on. J`aime trop mon chez-moi, ma langue et, malgré ce qu´on en dit souvent, les gens de chez nous, dans leurs qualités et leurs défauts. Voyager, je crois, a renforcé mon identité et ma fierté québécoise plus n´importe quelle St-Jean Baptiste ne pourra jamais le faire. À la classique question (entendue des centaines de fois à chaque voyage), “Where are you from?” ou “¿De donde es?”, je répond aujourd´hui, et ce plus que jamais, “Québec”.

C´est donc sur cette note patriotique que je terminerai cet éphèmère blogue de voyage. Je vous souhaite à tous un magnifique été et j´espère que vous avez apprécié lire mes modestes écrits, ne serait-ce qu´en partie autant que moi j`ai eu à les faire. Comme vous avez eu la patience de lire cet interminable billet jusqu´à la fin, je vous récompense en vous laissant sur un proverbe local, tiré tout droit de mon petit guide avec la traduction qui l`accompagne:

Un pelo de la concha tira más que una yunta de bueyes“. litt:”one pussy hair pulls more than a team of oxen”.

Au plaisir de se revoir à mon retour!

Michel

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P.S.: Je vous envoie les dernières photos/vidéos de mon voyage dans le prochain message.

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Mendoza et Bariloche, les jolies

Yo les jeunes!

Quoi de mieux pour vous remonter le moral pendant votre fin de semaine de F1 (on doit vous rappeler à toutes heures du jour et de la nuit à quel point “Montréal-la-plus-préférée- ville-de-F1-vibre-au-rythme-de-la-stratégie-d’arrêts-aux-puits-de Bernie-Ecclestone-pis-des-pneus-bridgestone-qui-sont- les-meilleurs-c’est-Torto-qui-l’a-dit-gnagnagna” alors qu’on s’en contre-cr$$ tous) qu’un message de votre blogueur favori… Chanceux, allez!

Vous serez heureux d’apprendre que le trajet de bus de 10 heures qui devait me conduire de Cordoba à Mendoza s’est transformé en perte de temps de 18 heures… Mais pourquoi-donc, me demandez-vous? Un bris mécanique? Une route bloquée par des cultivateurs en grève? Que neni, ç’eut été trop bolivien.

De la neige!

Hé oui, le maigre duvet blanc tombé sur un tronçon de la route nous força à attendre 4 heures dans un bled perdu pour par la suite contourner le bout de route concerné (d’une longueur de 40 kilomètres) et faire un détour de 4 heures à la place. Fascinant, quand même. Cerise sur le sunday: mon sac-à-dos, pourtant transporté dans une soûte à bagages, était, certainement signe d’une sombre blague du destin, complètement trempé à mon arrivée. Par chance, un gargantuesque steak et une demie-bouteille de vin eurent tôt fait de me réconcilier avec la vie quelques heures plus tard.

Mendoza est une ville magnifique. Ayant la chance de visiter pendant l’automne, j’ai été ébloui par les couleurs des immenses arbres centenaires qui la décorent dans ses moindres racoins. Des places (parcs) grandioses, du vin partout… difficile de ne pas aimer. J’ai profité de ma première journée pour visiter l’immense Parc San Martin à bicyclette. J’avais même entrepris la montée du Cerro Gloria, montagne surplombant la ville, mais, pourchassé par 3 gros chiens visiblement pas contents, je dû me résigner à faire demi-tour à mi-chemin pour profiter de la vitesse octroyée par la côte (je tiens beaucoup à ma séronégativité quand on parle de rage).

J’ai aussi eu la joie de faire, à Maipu, une petite localité en banlieue de la ville, la traditionnelle tournée des vignobles à bicyclette. Magnifique journée que celle-là, ponctuée de visites des installations, de dégustations des crûs locaux et de conduite aux facultés (légèrement) affaiblies. J’ai été particulièrement séduit par une petit vignoble (http://www.elcerno.com.ar) famillial, magnifique, où j’eu droit (j’étais seul!) à une charmante et personnalisée visite guidée des lieux par la fille même du propriétaire. J’ai tellement aimé que j’ai fait la folie de me porter acquéreur d’une bouteille plutôt dispendieuse… (Au fait, appel à tous: avec les nouvelles normes de sécurité concernant les liquides à bord des avions, y aurait-il un moyen pour moi de faire monter avec moi, dans le compartiment passager, ma douce bouteille plutôt que de l’envoyer à la soute à bagage? Le risque qu’elle se casse me semble non-négligeable et je dois avouer que ça me briserait le coeur. Sinon, quelles options s’offrent à moi? Merci de m’aider!)

Dimanche dernier, j`ai finalement quitté Mendoza pour Bariloche, avec l`espoir fou de pouvoir réaliser mon rêve de faire du snowboard en juin. Déception (un peu anticipée) à mon arrivée, alors que l`on me confirme que l`ouverture du Cerro Cathédral, superbe montagne de ski à quelques minutes de la ville, ne se fera pas avant le 16 juin. Arg. En plus, la météo annonçait de la pluie pour toute la semaine. Double-arg. Cependant, la vue de mon hôtel sur le lac Huapi, entouré de montagnes aux sommets saupourdrés de blanc, relativa rapidement ces déceptions. Malgré les aléas de la température, j`ai pu profiter des éclaircies pour visiter les Cerro Otto (trek de 4 heures pour descendres après une montée en téléphérique) et Cathédral (montée et descente en télésièges, pas de trekking là, c`était la tempête de neige au sommet!). J’ai rencontré deux jeunes Argentins en vacances de même qu’une Californienne et nous avons profité de notre nouvel avantage numérique et de la seule journée complètement ensoleillée pour louer une voiture et se rendre à San Martin de los Andes par la légendaire Ruta de los Siete Lagos. Cette dernière, une simple route de terre, se faufile entre les montagnes enneigées, longe des magnifiques lacs et permet d’admirer des panoramas à couper le souffle. Seule ombre au tableau: mes compagnons de voyage qui voulaient qu’on arrête aux 15 minutes pour prendres des photos… Gossant à la longue, je dois dire.

J’ai aussi profité de mon passage à Bariloche, reconnue pour ses mille chocolateries, pour faire le plein de cacao. Inspiré par le look “chalet de bois rond” des immeubles de la ville, je me suis même préparé une fondue suisse maison avec des fromages locaux. C’était délicieux, mais je dois avouer que c’est plutôt triste à manger quand on est seul… On s’en fera une à mon retour, ce sera plus gai!

Je quitte pour Puerto Madryn vers 18 heures ce soir dans le but d’aller voir des bébêtes dans le Parc National de la Peninsula Valdes. Les baleines australes y sont arrivées depuis quelques semaines, je devrais donc en voir quelques unes. J’essayerais de mettre des photos quand j’aurais le temps. Après: retour à Buenos Aires pour une semaine avant de partir, histoire de décanter un peu et faire le plein d’activités culturelles.

Je dois quitter, mon bus part dans 45 minutes et je dois préparer mes trucs. Continuez à m’écrire et conseillez-moi pour la bouteille (et vite: je pars le 18 juin)!

Michel

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Photos et vidéo

On se fera pas des “à-craire” icitte: les blogues de voyages, au contraire des magasines coquins, lorsqu´on les consulte, c´est surtout pour les photos.

C´est donc aujourd´hui que, après des semaines de lecture pénible de mes écrits douteux, je vous récompense, chers loyaux lecteurs, avec quelques scènes croquées sur le vif de l´émotion la plus pure de l´instant présent instantané éphémère… ou quelque chose du genre.

Ces dernières ont été prises à l´aide d´un extraordinaire appareil photo numérique de modèle photosmart 435, avec pas de zoom et ayant été acheté il y a déjà 4 ans pour 120$. Je solicite donc votre indulgence toute magnanime pour leur piètre qualité générale. Il y a même un vidéo, bande de chanceux! Portez une attention particulière à l´utilisation judicieusement abusive du contre-jour pour masquer les tares de la caméra. :)

Les voici donc:

Buenos Aires:

Écusson de la Plaza de Mayo, Buenos Aires

Monument quelconque, Cimetière de la Recoletta, Buenos Aires

Cimetière de la Recoletta, Buenos Aires

Chutes d´Iguazú:

Chutes

Chilin´in Iguazú!

Chutes

Sexy quidam chauve au bord de la Garguenta del diablo, Chutes d´Iguazú

Vidéo de fort médiocre qualité de la puissance de la Garguenta del Diablo, la plus monstrueuse des chutes d´Iguazú.

Córdoba:

Cathérale quelconque à contre-jour, Córdoba

Alta Gracia (Province de Córdoba):

Alta Gracia; par où le mal est passé en 2006!

Contre-jour apocalyptique de l´Église de l´Estancia jésuite d´Alta Gracia

Contre-jour apocalyptique de l´obélisque-horloge centrale d´Alta Gracia

Parc National Quebrada de los condorcitos (province de Córdoba):Paysage de la Sierra de Córdoba, Quebrada de los condorcitos

Paysage, Quebrada de los condorcitos

Mendoza:

Route du vin en automne à bicyclette, Maipu, Province de Mendoza

Plaza Indepedencia, Mendoza

Je quitte ce soir pour Bariloche avec la ferme intention de faire un peu de snowboard. On s´arpogne plus tard pour jaser de tout ça.

Michel

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Yvan Ponton… cool?

Est-ce que c’est moi, ou sa dernière chronique RDS.ca, une sorte d’allégorie Éverest/Roland Garros, est vraiment… bonne? Sans blague! Avec le chant tyrolien, à la fin… brillant!

http://www.rds.ca/roland-garros/chroniques/252488.html

Rassurez-moi et dites-moi que je ne suis pas le seul à trouver ça bon. Si c’est le cas, je m’en vais dans une clinique médicale quelque part et je me paye un VDRL drè-là.

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Révolte! Full pas rap’, genre.

Ok. Il fallait que je me défoule.

Vous connaissez certainement les vins ASTICA, que l’on retrouve dans toute bonne SAQ à travers le Québec, la société d’état les achètant visiblement à la tonne. Généralement, ils sont prisés par les étudiants pour leur faible prix et leur qualité somme toute acceptable. Le fait est que je viens de trouver une bouteille d’ASTICA Sauvignon Blanc dans un supermarché banal, ici, à Còrdoba. Le prix?

6 pesos. Le prix canadien, si mon souvenir est bon, avoisine les 8$. Corrigez-moi si je me trompe.

Le taux de change actuel entre le dollar canadien et le peso argentin?

1$ CAN = 3,15 pesos.

Un rapide calcul nous apprend donc que la dite bouteille, payée à l’unité, au détail, dans un banal magasin local, coûte 1,90$ canadiens, ce qui représente 4,21 fois plus cher que le prix au détail canadien.

4,21 fois. 421%.

Il est raisonnable de croire que le pouvoir d’achat de la SAQ lui permet d’avoir un rabais substanciel sur le prix de détail de l’unité, ce qui laisse supposer que la marge de profit est encore plus grande que celle que j’ai pu observer.

421%.

D’accord, c’est bien que les profits de la vente d’alcool serve à financer l’état québécois. C’est même fort souhaitable, sachant que le vin est un produit de luxe qui s’adresse en général aux classes plus fortunées. Cependant, où tracer la limite du profit acceptable? Est-ce que de questionner cette pratique fait de moi un fanatique de la classe moyenne à la Mario Dumont (car on sait que les bourgeois, eux, importent eux-même leur vin anyway), un conservateur fini, un champion de la mondialisation? Le débat est lancé.

421%.

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Fu** la SAQ

Je pense que je vais laisser tomber l´idée de m´importer une caisse de bouteilles de vin.

Maudit État tentaculaire! :P

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Chronique córdobense

Alors que les Julie Couillard et Bouchard-Taylor peuplent l´actualité québécoise, que les Soleils (Phoenix… Suns… Soleil… Planète… la pognez-vous? Wow. Je suis tellement fort.) arrivent sur Mars et que Boca égalise à la 85e minute pour soutirer une nulle à Vélez Sarsfield, je vous écris de mon côté depuis Cordobá, capitale étudiante de l´Argentine et plus vieille ville d´importance du pays. J´y suis arrivé au terme d´un voyage de 21 heures de bus qui fut de loin le plus confortable de ma vie. Énormes sièges rabatables presqu´à l´horizontal, service impeccable, vin et autres brevages à volonté, champagne et tutti quanti. Le seul point négatif fut du que j`eusse dû me taper de la musique d´acenseur interprétée par des chanteurs de pomme de madame pendant une bonne partie du voyage, torture musicale forcée puisque mon siège était situé juste sous le haut-parleur principal. Pendant 2 heures, on pourrait en dire que c´est une épreuve pénible. Pendant 6 heures, c´est une menace certaine pour la santé mentale de quiconque! En tous cas, malgré tout, c´était franchement bien.

La ville de Cordobá est somme toute petite avec ses 1,3 millions d`habitants, et l´état d´esprit tranquille des córdobeses fait un contraste certain avec l`agitation de la capitale.

Depuis mon arrivée, j`ai eu la chance de faire plusieurs visites culturelles intéressantes. En premier, je suis allé voir des Cryptes Jésuites situées sous un des boulevard du centre-ville. En effet, ces dernières ont été découvertes par une compagnie de téléphone qui creusait pour installer ses lignes à la fin des années 80. Depuis, on en a fait une sorte de musée et on y présente de temps à autres des concerts ou des pièces de théatre. Par ailleurs, je suis allé visiter le musée de l’Université Nationale de Cordobà, la plus ancienne d’Argentine. C’était vraiment intéressant. Fondée en 1613, elle renferme une église à l´architecture hallucinante de même qu`une bibliothèque impressionnante recellant des livres magnifiques, dont certaines bibles polyglottes plusieurs fois centenaires (dont une Bible remarquable dite “de paris”, je crois, écrite en 5 langues et éditée à 10 exemplaires dans le monde) et une des deux copies orginales de l’Atlas de Dauphin. Ce qui a rendu la visite vraiment super, c’était définitivement la guide, une personne possédant un niveau de culture générale comme j´en ai rarement vu et qui était visiblement passionnée par son travail. Elle s´enquerrait de l`origine de chacun des visiteurs au début de la visite pour par la suite faire des tas de références et des liens avec les cultures et histoires de chacun, c’était passionnant.

Je suis aussi allé visiter la ville d´Alta Gracia, située dans la Sierra de Córdoba et reconnue pour son estancia jésuite déclarée patrimoine de l´humanité par l´UNESCO et le fait que le Ché y ait vécu son enfance. En effet, le jeune Ernesto souffrait d´un asthme sévère et, sur les recommandations du médecin, ses parents s´installèrent dans cette petit ville dont le climat sec devait être salutaire pour la santé du bambin. La maison de la famille Guévara-De la Serna a été achetée dans les années 90 par la municipalité et on y a érigé un petit musée que j`ai pu visiter. C´était assez instructif, mas plutôt modeste. La pièce la plus intéressante était certainement une motocyclette Norton du même modèle que la fameuse Poderosa utilisée lors de son premier voyage à travers l´Amérique du Sud (voyage décrit dans Diarios de Motocycleta). L´estancia jésuite, de son côté, était fort jolie, sans plus.

Je suis aussi allé voir le dernier Indiana Jones. C’était vraiment bien, plein d’invraisemblances d’accord (c’est un Indiana Jones), mais avec tout ce qu’on s’attend de ce type de film: des scènes d’action endiablées, des one-liners punchés, des décors et effets spéciaux hallucinants. J’ai bien aimé! L’action se déroule en Amérique du Sud et j’ai pu reconnaître plein d’endroits où je suis déjà passé. Le plus drôle, c’est que les chutes immenses dans lesquelles les personnages tombent vers la fin ne sont nulles autres que les chutes d’Iguazù, que j’avais visitées un peu plus de 48 heures avant de voir le film. C’est fou, la vie. Je suis aussi allé voir The Kite Runner, film adapté du livre du même nom écrit par Khaled Hosseini. Franchement touchant, je dois avouer que j´ai versé quelques larmes.

Ma lecture des Bienveillantes progresse bien, j´ai hier franchi le cap des 1000 pages. Lecture plutôt hardue, que ce soit par l´atrocité des thèmes abordées que les termes utilisés ou la multitude de personnages, mais tout de même gratifiante. Compte-rendu à mon retour pour les intéressés.

Le nightlife de Córdoba est surprenamment actif, et j`ai eu la chance de déguster le pire Gin Tonic de ma vie dans un club de Nueva Córdoba. Rien à dire de plus de ce côté, sinon que le coût ridiculement bas du vin encourage les mauvaises habitudes de vie.

Parlant de vin, je devrais quitter demain pour soit Mendoza, soit San Juan, hauts-lieux vinicole de l´Argentine. Ça risque d`être intéressant. Je vous garde informés.

Continuez à me donner de vos nouvelles!

Michel

P.S.: Détroit en 4, je vous l´avait dit.

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Futból, cataratas y otras locuras

Je suis finalement allé voir une partie de la Ligua Argentina à la Bombonera, stade du célèbre Clubo Athletico Boca Juniors. Elle opposait les locaux à Racing, une équipe de l’autre côté de la rivière qui croupissait cette année dans les bas fonds de la Ligua A. L’atmosphère, malgré le peu d’importance relative de la partie, était incroyable. À l’entrée des joueurs, la sections des hardcore-fans, située du côté opposé au nôtre dans le stade, déploya une immense bannière (d’au moins 50 mètres par 30-40) alors que les acclamations entousiastes de la foule faisait littéralement trembler le stade. Des chants narguant les adversaires (Vos son de la B! Vos son de la B!) et encourageant la Boca, des plus simples aux plus complexes de plusieurs couplets, s’élevaient et enterraient les partisans de Racing isolés dans la section au dessus de la nôtre. J’avais peur qu’ils lancent des objet ou des fluides corporels au travers des grilles qui les séparaient de nous mais, finalement, je m’en tirai indemne. Malgré qu’elle n’avait pas habillé ses meilleurs joueurs (on les reposait pour le match retour au Mexique des quart de final de la Copa Libertadores) et que Racing menait 1-0 à la mi-temps, les recrues de Boca ont trouvé le moyen d’égaliser au milieu de la 2e demie et de finalement l’emporter 2-1 dans les temps supplémentaire grâce au but d’un jeune blondinet qui jouait son premier match professionel, finale digne des contes de fée pour ce dernier et du cauchemard pour Racing, qui voit à chaque défaite le spectre de se retrouver dans la division B devenir de plus en plus menaçant. Inutile de dire que le stade a explosé à ce moment. La sortie du stade se fit sans encombres, dans un calme relatif. Une touriste qui était avec moi a pris des vidéos de l’ambiance qui régnait dans notre section et a promis de me les envoyer. On verra!

J’ai quitté Buenos Aires ce dimanche pour Puerto Iguazu, un petit paradis tropical. J’y suis arrivé lundi à 8h30 au terme d’un voyage de 18 heures pendant lequel de l’eau, condensée par la machine à air climatisé située au-dessus de mon siège, m’est tombée dessus, goutte-à-goutte, presque continuellement. Calvaire, il y avait 60 places dans le bus et il fallait que ça tombe sur moi. Disons que ma première expérience des bus argentins “si confortable” n’a pas été des plus intéressante et que je ne prendrai plus jamais une des places au fond, des fois que le problème serait généralisé. Une chance que, pour une raison obscure, j’avais apporté mon imperméable avec moi à bord. 

Puerto Iguazu est, de loin, la petite ville tropicale la plus agréable qu’il m’ait été donné de visiter (il faut dire que les autres (quelques unes guatémaltèques et Rurrenabaque (Bolivie) que j’avais vues par le passé étaient plutôt crades). Jolie, bien entretenue et bien aménagée pour le tourisme international amené par les chutes, il fait bon s’y promener et se prélasser à l’ombrer pour y pratiquer le sport national, la sudation.

Je me suis trouvé un petit lit cheap quelque part à mon arrivée et j’ai tout de suite quitté pour le Parque Nacional Iguazu. Les chutes étaient magnifiques. J’y ai passé 5 bonnes heures à me promener dans le parc (moderne, superbement aménagé aussi… On s’éloigne vraiment du Guaté et de la Bolivie à ce niveau!) à les admirer et à regarder la nature de la forêt tropicale. Vraiment agréable. Je me suis même baigné dans la rivière au pied de quelques chutes, une saucette bienvenue vus les 30 degrés celsius ambiant, l’humidité étouffante et l’eau délicieusement fraîche. Par un hasard incroyable, c’était la pleine lune et il y avait des excursions spéciales pour aller les admirer de nuit mais, disons simplement que j’étais trop fatigué et que 5 heures me semblait suffisant pour assouvir mon appétit de chutes mensuel, pour ne pas dire annuel.

Anecdote intéressante, en terminant. Il y avait un petit bar dominicain crado situé en face de l’endroit où je demeurais à Buenos Aires où on avait l’habitude de terminer nos nuits en y faisant jouer des hit des années 80 dans le jukebox. L’endroit, digne d’un film de Quentin Tarantino où on se faisait gentiment offrir de la cocaïne dans les toilettes (inquiète-toi pas maman, c’était pas vraiment dangereux), était vraiment spécial, avec ses serveuses obèses dansant le meringue et la salsa à la moindre occasion avec le client audacieux. Toujours est-il que, 2 jours après mon départ, une descente policière (il y avait, parait-il, plus de 20 policiers) vint pour fermer le bar en raison de traffic de drogues. ¡Qué lastima! :)

Bon, je dois y aller. Next stop: Cordobá, après 23 heures de bus, CAMA, rien de moins. J’ai finalement décidé de laisser tomber Salta, ayant trop de choses à voir et trop peu de temps pour le faire. J’espère ne pas faire une trop grosse erreur, mais ça avait l’air de ressembler beaucoup à l’Altiplano bolivien et il faut dire que j’y suis demeuré pendant 2 mois il y a deux ans.

Continuez à m’écrire, ça fait toujours plaisir. Je vous promet une réponse personalisée!

Michel 

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Michel

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